Bibliothèque
Léonie La Fontaine

La Bibliothèque Léonie La Fontaine propose des outils
scientifiques pour la recherche, l’enseignement et l’éducation
permanente. Elle dispose de livres, documents, mémoires et
thèses, revues, articles de revue et coupures de presse sur
les femmes et le féminisme.
Ses objectifs sont :
- satisfaire l’importante demande d’information et
de documentation concernant les femmes, le féminisme et
l’égalité des chances entre hommes et femmes
;
- diffuser les savoirs féministes ;
- aider et accompagner bibliographiquement et méthodologiquement
les travaux de recherche, les mémoires.
La Bibliothèque met à la disposition du public 14.000
volumes (livres, ouvrages de référence, actes de colloque,
rapports, mémoires,…), environ 100 périodiques
et des dossiers thématiques.
Elle s’efforce de couvrir tous les domaines de la production
scientifique des études féministes tels que : histoire
des femmes – rapports sociaux de sexe - égalité des
chances – travail professionnel – politique et participation à la
vie publique – famille , travail domestique – santé – corps
et sexualité - économie – enseignement, éducation,
formation – médias, art et culture – religions
et philosophie – développement Nord/Sud
Adresse
10, rue du Méridien – Bloc B – 1210 Bruxelles
Tél : 02/229.38.33 – Fax : 02/229.38.34
Courriel : bibliotheque@universitedesfemmes.be
Horaire :
Lundi, de 13 à 17 heures
Du mardi au vendredi, de 10 à 17 heures
Bibliothécaires-documentalistes : Sabine Ballez et Isabelle Van Campenhout
En pratique :
- Cotisation annuelle : 7€
- Visiteur d’un jour : 2€
- Photocopies : 0,12€ la page
- Possibilité d’emprunt de maximum
3 ouvrages pour un mois contre le dépôt d’une
caution de 7,50€ par ouvrage
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Les revues du mois
Dossier « La production d'enfants », coordonné par Françoise Messant, Marianne Modak, Anne-Françoise Praz
Nouvelles Questions Féministes, vol. 30, n°1, 2011
«Dans une société entièrement acquise à l'idée que l'enfant est le pur produit du désir individuel, considérer la mise au monde et l'élevage des enfants comme une "production" déplace l'attention des aspects psychologiques du processus, sur lesquels focalisent les discours médiatiques (enfant comme réalisation de soi, comme accès au bonheur), vers ses aspects économiques. Toute production nécessite un investissement en travail, en temps et en savoir-faire; celle des enfants se révélant particulièrement coûteuse dans le court terme, pour les bénéfices individuels et collectifs aléatoires à long terme, elle reste une activité déléguée vers les plus faibles
Réfléchir sur la "production d'enfants" et non sur la "maternité" contribue à casser la logique qui, associant enfant-maternité-sphère privée, dédouane les hommes et l'ensemble de la collectivité de cette responsabilité. Les études féministes ont largement démontré à quel point le fait de rabattre la production d'enfants sur les femmes constitue un élément central du processus de différenciation/hiérarchisation des sexes au cœur du système de genre. Assigner prioritairement aux femmes la responsabilité des enfants constitue un moyen efficace de maintenir leur subordination économique, puisque cela entrave leur engagement dans des activités plus avantageuses en termes de revenu, de pouvoir et de reconnaissance sociale. Autrement dit, cette assignation maintient les femmes dans la dépendance économique et légitime l'extorsion de leur travail dans l'espace domestique (Delphy, 1998).»
Les articles du dossier :
- Laure Moguérou, Nathalie Bajos, Michèle Ferrand, Henri Leridon : Les maternités dites tardives en France: enjeu de santé publique ou dissidence sociale?
- Fenneke Reysoo, Pien Bos : N'est pas mère qui veut. Le paradoxe de l'adoption internationale
- Hélène Joly : L'injonction à l'homoparentalité, cache-sexe de l'éros lesbien
- Priscille Touraille: Du désir de procréer: des cultures plus naturalistes que la Nature?
- Mascha Madörin: Maternité et rapports intergénérationnels en Suisse: un essai d'économie féministe
La rubrique ‘Parcours’ :
- Marianne Modak, Françoise Messant : Entretien avec Karine Clerc, travailleuse sociale de proximité
Dossier « Sud-exploitées », coordonné par Thérèse Locoh, Isabelle Puech
Travail, genre et sociétés, n°25, 2011
«Dans tous les pays du Sud, l'exploitation du travail des femmes est structurellement renforcée par des systèmes patriarcaux toujours à l'œuvre. Et les migrations, internes ou internationales, participent de cette surexploitation des femmes puisqu'elles recourent, autant que les hommes, à des migrations de travail pour nourrir leur famille. Si la mondialisation "à marche forcée" a pour effet de paupériser les plus pauvres, il va sans dire que les femmes sont les premières atteintes, en raison des dégâts provoqués par la désorganisation des économies locales et des transferts internationaux. Les rapports très inégalitaires qui perdurent entre hommes et femmes doivent être soumis à la critique, non seulement en référence à une éthique égalitaire mais aussi parce que, progressivement, on prend conscience qu'ils sont contre-productifs, en termes de croissance économique et de développement.
Les articles présentés dans le dossier invitent à revisiter les situations d'exploitation des femmes par le travail, dans les pays du Sud. Les matériaux d'observation sont différents selon les auteures (enquêtes individuelles, suivi d'associations, données statistiques macroéconomiques, observations de terrain) mais leur propos est commun: mettre au premier plan la prise en compte des rapports de genre et démontrer comment cette approche modifie et restructure l'interprétation des faits observés et les conséquences pratiques à en tirer. »
Les articles du dossier :
- Marie Lesclingand: Migrations des jeunes filles au Mali: exploitation ou émancipation?
- Marie-Laure Coubès: Crise internationale et emploi industriel féminin au Mexique
- Isabelle Guérin: Les effets insoupçonnés de la microfinance
- Jules Falquet: Penser la mondialisation dans une perspective féministe
La rubrique ‘Parcours’ :
- Marie-Jo Zimmermann : Le devoir de déranger : propos recueillis par Margaret Maruani et Marion Paoletti
La rubrique ‘Mutations’ :
- Élodie Jauneau : Des femmes dans la 2e division blindée du général Leclerc
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